ACTE PREMIER.
SC?NE PREMI?RE.
HIPPOLYTE, THÉRAM?NE.
HIPPOLYTE.
Le dessein en est pris : je pars, cher Théram?ne,
Et quitte le séjour de l'aimable Tréz?ne.
Dans le doute mortel dont je suis agité,
Je commence a rougir de mon oisiveté.
Depuis plus de six mois éloigné de mon p?re,
J'ignore le destin d'une t?te si ch?re ;
J'ignore jusqu'aux lieux qui le peuvent cacher.
THÉRAM?NE.
Et dans quels lieux, seigneur, l'allez-vous donc chercher ?
Déja pour satisfaire a votre juste crainte,
J'ai couru les deux mers que sépare Corinthe ;
J'ai demandé Thésée aux peuples de ces bords
O? l'on voit l'Achéron se perdre chez les morts ;
J'ai visité l'Élide, et laissant le Ténare,
Passé jusqu'a la mer qui vit tomber Icare :
Sur quel espoir nouveau, dans quels heureux climats
Croyez-vous découvrir la trace de ses pas ?
Qui sait m?me, qui sait si le roi votre p?re
Veut que de son absence on sache le myst?re ?
Et si, lorsqu'avec vous nous tremblons pour ses jours,
Tranquille, et nous cachant de nouvelles amours,
Ce héros n'attend point qu'une amante abusée...
HIPPOLYTE.
Cher Théram?ne, arr?te, et respecte Thésée.
De ses jeunes erreurs désormais revenu,
Par un indigne obstacle il n'est point retenu ;
Et fixant de ses v?ux l'inconstance fatale,
Ph?dre depuis longtemps ne craint plus de rivale.
Enfin, en le cherchant, je suivrai mon devoir,
Et je fuirai ces lieux, que je n'ose plus voir.
THÉRAM?NE.
Eh ! depuis quand, seigneur, craignez-vous la présence
De ces paisibles lieux si chers a votre enfance,
Et dont je vous ai vu préférer le séjour
Au tumulte pompeux d'Ath?ne et de la cour ?
Quel péril, ou plutôt quel chagrin vous en chasse ?
HIPPOLYTE.
Cet heureux temps n'est plus. Tout a changé de face,
Depuis que sur ces bords les dieux ont envoyé
La fille de Minos et de Pasiphaé.
THÉRAM?NE.
J'entends : de vos douleurs la cause m'est connue.
Ph?dre ici vous chagrine, et blesse votre vue.
Dangereuse marâtre, a peine elle vous vit,
Que votre exil d'abord signala son crédit.
Mais sa haine, sur vous autrefois attachée,
Ou s'est évanouie, ou s'est bien relâchée.
Et d'ailleurs quels périls vous peut faire courir
Une femme mourante, et qui cherche a mourir ?
Ph?dre, atteinte d'un mal qu'elle s'obstine a taire,
Lasse enfin d'elle-m?me et du jour qui l'éclaire,
Peut-elle contre vous former quelques desseins ?
HIPPOLYTE.
Sa vaine inimitié n'est pas ce que je crains.
Hippolyte en partant fuit une autre ennemie ;
Je fuis, je l'avouerai, cette jeune Aricie,
Reste d'un sang fatal conjuré contre nous.
THÉRAM?NE.
Quoi ! vous-m?me, seigneur, la persécutez-vous ?
Jamais l'aimable s?ur des cruels Pallantides
Trempa-t-elle aux complots de ses fr?res perfides ?
Et devez-vous ha?r ses innocents appas ?
HIPPOLYTE.
Si je la ha?ssais, je ne la fuirais pas.
THÉRAM?NE.
Seigneur, m'est-il permis d'expliquer votre fuite ?
Pourriez-vous n'?tre plus ce superbe Hippolyte
Implacable ennemi des amoureuses lois,
Et d'un joug que Thésée a subi tant de fois ?
Vénus, par votre orgueil si longtemps méprisée,
Voudrait-elle a la fin justifier Thésée ?
Et vous mettant au rang du reste des mortels,
Vous a-t-elle forcé d'encenser ses autels ?
Aimeriez-vous, seigneur ?
HIPPOLYTE.
Ami, qu'oses-tu dire ?
Toi qui connais mon c?ur depuis que je respire,
Des sentiments d'un c?ur si fier, si dédaigneux,
Peux-tu me demander le désaveu honteux ?
C'est peu qu'avec son lait une m?re amazone
M'a fait sucer encor cet orgueil qui t'étonne ;
Dans un âge plus m?r moi-m?me parvenu,
Je me suis applaudi quand je me suis connu.
Attaché pr?s de moi par un z?le sinc?re,
Tu me contais alors l'histoire de mon p?re.
Tu sais combien mon âme, attentive a ta voix,
S'échauffait aux récits de ses nobles exploits,
Quand tu me dépeignais ce héros intrépide
Consolant les mortels de l'absence d'Alcide,
Les monstres étouffés, et les brigands punis,
Procruste, Cercyon, et Sciron, et Sinis,
Et les os dispersés du géant d'Épidaure,
Et la Cr?te fumant du sang du Minotaure.
Mais quand tu récitais des faits moins glorieux,
Sa foi partout offerte, et reçue en cent lieux ;
Hél?ne a ses parents dans Sparte dérobée ;
Salamine témoin des pleurs de Péribée ;
Tant d'autres, dont les noms lui sont m?me échappés,
Trop crédules esprits que sa flamme a trompés !
Ariane aux rochers contant ses injustices ;
Ph?dre enlevée enfin sous de meilleurs auspices ;
Tu sais comme, a regret écoutant ce discours,
Je te pressais souvent d'en abréger le cours.
Heureux si j'avais pu ravir a la mémoire
Cette indigne moitié d'une si belle histoire !
Et moi-m?me, a mon tour, je me verrais lié !
Et les dieux jusque-la m'auraient humilié !
Dans mes lâches soupirs d'autant plus méprisable,
Qu'un long amas d'honneurs rend Thésée excusable,
Qu'aucuns monstres par moi domptés jusqu'aujourd'hui,
Ne m'ont acquis le droit de faillir comme lui !
Quand m?me ma fierté pourrait s'?tre adoucie,
Aurais-je pour vainqueur d? choisir Aricie ?
Ne souviendrait-il plus a mes sens égarés
De l'obstacle éternel qui nous a séparés ?
Mon p?re la réprouve, et par des lois sév?res,
Il défend de donner des neveux a ses fr?res :
D'une tige coupable il craint un rejeton ;
Il veut avec la s?ur ensevelir leur nom ;
Et que, jusqu'au tombeau soumise a sa tutelle,
Jamais les feux d'hymen ne s'allument pour elle.
Dois-je épouser ses droits contre un p?re irrité ?
Donnerai-je l'exemple a la témérité ?
Et dans un fol amour ma jeunesse embarquée...
THÉRAM?NE.
Ah, seigneur ! si votre heure est une fois marquée,
Le ciel de nos raisons ne sait point s'informer.
Thésée ouvre vos yeux en voulant les fermer ;
Et sa haine irritant une flamme rebelle,
Pr?te a son ennemie une grâce nouvelle.
Enfin d'un chaste amour pourquoi vous effrayer ?
S'il a quelque douceur, n'osez-vous l'essayer ?
En croirez-vous toujours un farouche scrupule ?
Craint-on de s'égarer sur les traces d'Hercule ?
Quels courages Vénus n'a-t-elle pas domptés ?
Vous-m?me, o? seriez-vous, vous qui la combattez,
Si toujours Antiope a ses lois opposée
D'une pudique ardeur n'e?t br?lé pour Thésée ?
Mais que sert d'affecter un superbe discours ?
Avouez-le, tout change ; et depuis quelques jours,
On vous voit moins souvent, orgueilleux et sauvage,
Tantôt faire voler un char sur le rivage,
Tantôt, savant dans l'art par Neptune inventé,
Rendre docile au frein un coursier indompté ;
Les for?ts de nos cris moins souvent retentissent ;
Chargés d'un feu secret, vos yeux s'appesantissent ;
Il n'en faut point douter, vous aimez, vous br?lez ;
Vous périssez d'un mal que vous dissimulez :
La charmante Aricie a-t-elle su vous plaire ?
HIPPOLYTE.
Théram?ne, je pars, et vais chercher mon p?re.
THÉRAM?NE.
Ne verrez-vous point Ph?dre avant que de partir,
Seigneur ?
HIPPOLYTE.
C'est mon dessein : tu peux l'en avertir.
Voyons-la, puisque ainsi mon devoir me l'ordonne.
Mais quel nouveau malheur trouble sa ch?re ?none ?
SC?NE III.
PH?DRE, ?NONE.
PH?DRE.
N'allons point plus avant, demeurons, ch?re ?none.
Je ne me soutiens plus ; ma force m'abandonne :
Mes yeux sont éblouis du jour que je revoi,
Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
Hélas !
(Elle s'assied.)
?NONE.
Dieux tout-puissants, que nos pleurs vous apaisent !
PH?DRE.
Que ces vains ornements, que ces voiles me p?sent !
Quelle importune main, en formant tous ces n?uds,
A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux ?
Tout m'afflige, me nuit, et conspire a me nuire.
?NONE.
Comme on voit tous ses v?ux l'un l'autre se détruire !
Vous-m?me, condamnant vos injustes desseins,
Tantôt a vous parer vous excitiez nos mains ;
Vous-m?me, rappelant votre force premi?re,
Vous vouliez vous montrer et revoir la lumi?re.
Vous la voyez, madame ; et, pr?te a vous cacher,
Vous ha?ssez le jour que vous veniez chercher !
PH?DRE.
Noble et brillant auteur d'une triste famille,
Toi dont ma m?re osait se vanter d'?tre fille,
Qui peut-?tre rougis du trouble o? tu me vois,
Soleil, je te viens voir pour la derni?re fois !
?NONE.
Quoi ! vous ne perdrez point cette cruelle envie ?
Vous verrai-je toujours, renonçant a la vie,
Faire de votre mort les funestes appr?ts ?
PH?DRE.
Dieux ! que ne suis-je assise a l'ombre des for?ts !
Quand pourrai-je, au travers d'une noble poussi?re,
Suivre de l'?il un char fuyant dans la carri?re ?
?NONE.
Quoi, madame ?
PH?DRE.
Insensée ! o? suis-je ? et qu'ai-je dit ?
O? laissé-je égarer mes v?ux et mon esprit ?
Je l'ai perdu : les dieux m'en ont ravi l'usage.
?none, la rougeur me couvre le visage :
Je te laisse trop voir mes honteuses douleurs ;
Et mes yeux malgré moi se remplissent de pleurs.
?NONE.
Ah ! s'il vous faut rougir, rougissez d'un silence
Qui de vos maux encore aigrit la violence.
Rebelle a tous nos soins, sourde a tous nos discours,
Voulez-vous, sans pitié, laisser finir vos jours ?
Quelle fureur les borne au milieu de leur course ?
Quel charme ou quel poison en a tari la source ?
Les ombres par trois fois ont obscurci les cieux
Depuis que le sommeil n'est entré dans vos yeux ;
Et le jour a trois fois chassé la nuit obscure
Depuis que votre corps languit sans nourriture.
A quel affreux dessein vous laissez-vous tenter ?
De quel droit sur vous-m?me osez-vous attenter ?
Vous offensez les dieux auteurs de votre vie ;
Vous trahissez l'époux a qui la foi vous lie ;
Vous trahissez enfin vos enfants malheureux,
Que vous précipitez sous un joug rigoureux.
Songez qu'un m?me jour leur ravira leur m?re
Et rendra l'espérance au fils de l'étrang?re,
A ce fier ennemi de vous, de votre sang,
Ce fils qu'une Amazone a porté dans son flanc,
Cet Hippolyte...
PH?DRE.
Ah ! dieux !
?NONE.
Ce reproche vous touche ?
PH?DRE.
Malheureuse ! quel nom est sorti de ta bouche !
?NONE.
Eh bien ! votre col?re éclate avec raison :
J'aime a vous voir frémir a ce funeste nom.
Vivez donc : que l'amour, le devoir vous excite.
Vivez ; ne souffrez pas que le fils d'une Scythe
Accablant vos enfants d'un empire odieux,
Commande au plus beau sang de la Gr?ce et des dieux.
Mais ne différez point ; chaque moment vous tue :
Réparez promptement votre force abattue,
Tandis que de vos jours pr?ts a se consumer
Le flambeau dure encore et peut se rallumer.
PH?DRE.
J'en ai trop prolongé la coupable durée.
?NONE.
Quoi ! de quelques remords ?tes-vous déchirée ?
Quel crime a pu produire un trouble si pressant ?
Vos mains n'ont point trempé dans le sang innocent ?
PH?DRE.
Grâces au ciel, mes mains ne sont point criminelles.
Pl?t aux dieux que mon c?ur f?t innocent comme elles !
?NONE.
Et quel affreux projet avez-vous enfanté
Dont votre c?ur encor doive ?tre épouvanté ?
PH?DRE.
Je t'en ai dit assez : épargne-moi le reste.
Je meurs, pour ne point faire un aveu si funeste.
?NONE.
Mourez donc, et gardez un silence inhumain ;
Mais pour fermer vos yeux cherchez une autre main.
Quoiqu'il vous reste a peine une faible lumi?re,
Mon âme chez les morts descendra la premi?re ;
Mille chemins ouverts y conduisent toujours,
Et ma juste douleur choisira les plus courts.
Cruelle ! quand ma foi vous a-t-elle déçue ?
Songez-vous qu'en naissant mes bras vous ont reçue ?
Mon pays, mes enfants, pour vous j'ai tout quitté.
Réserviez-vous ce prix a ma fidélité ?
PH?DRE
Quel fruit esp?res-tu de tant de violence ?
Tu frémiras d'horreur si je romps le silence.
?NONE.
Et que me direz-vous qui ne c?de, grands dieux !
A l'horreur de vous voir expirer a mes yeux ?
PH?DRE.
Quand tu sauras mon crime et le sort qui m'accable,
Je n'en mourrai pas moins : j'en mourrai plus coupable.
?NONE.
Madame, au nom des pleurs que pour vous j'ai versés,
Par vos faibles genoux que je tiens embrassés,
Délivrez mon esprit de ce funeste doute.
PH?DRE.
Tu le veux ? l?ve-toi.
?NONE.
Parlez : je vous écoute.
PH?DRE.
Ciel ! que lui vais-je dire ? et par o? commencer ?
?NONE.
Par de vaines frayeurs cessez de m'offenser.
PH?DRE.
Ô haine de Vénus ! ô fatale col?re !
Dans quels égarements l'amour jeta ma m?re !
?NONE.
Oublions-les, madame ; et qu'a tout l'avenir
Un silence éternel cache ce souvenir.
PH?DRE.
Ariane, ma s?ur ! de quel amour blessée
Vous mour?tes aux bords o? vous f?tes laissée !
?NONE.
Que faites-vous, madame ? et quel mortel ennui
Contre tout votre sang vous anime aujourd'hui ?
PH?DRE.
Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
Je péris la derni?re et la plus misérable.
?NONE.
Aimez-vous ?
PH?DRE.
De l'amour j'ai toutes les fureurs.
?NONE.
Pour qui ?
PH?DRE.
Tu vas ou?r le comble des horreurs...
J'aime... A ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J'aime...
?NONE.
Qui ?
PH?DRE.
Tu connais ce fils de l'Amazone,
Ce prince si longtemps par moi-m?me opprimé...
?NONE.
Hippolyte ? Grands dieux !
PH?DRE.
C'est toi qui l'as nommé !
?NONE.
Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace !
Ô désespoir ! ô crime ! ô déplorable race !
Voyage infortuné ! Rivage malheureux,
Fallait-il approcher de tes bords dangereux !
PH?DRE.
Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Égée
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait ?tre affermi ;
Ath?nes me montra mon superbe ennemi :
Je le vis, je rougis, je pâlis a sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et br?ler :
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables !
Par des v?ux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-m?me a toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée :
D'un incurable amour rem?des impuissants !
En vain sur les autels ma main br?lait l'encens !
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J'adorais Hippolyte ; et, le voyant sans cesse,
M?me au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout a ce dieu que je n'osais nommer.
Je l'évitais partout. Ô comble de mis?re !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son p?re.
Contre moi-m?me enfin j'osai me révolter :
J'excitai mon courage a le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
Je pressai son exil ; et mes cris éternels
L'arrach?rent du sein et des bras paternels.
Je respirais, ?none ; et, depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence :
Soumise a mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-m?me a Tréz?ne amenée,
J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné :
Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus tout enti?re a sa proie attachée.
J'ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J'ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur ;
Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
Je t'ai tout avoué ; je ne m'en repens pas.
Pourvu que, de ma mort respectant les approches,
Tu ne m'affliges plus par d'injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler
Un reste de chaleur tout pr?t a s'exhaler.
AKT PIERWSZY.
SCENA I.
HIPOLIT, TERAMENES.
HIPOLIT:
Tak, zamiar mój powzięty, drogi Teramenie:
Jadę, dłużej nie gościć mi w lubej Trezenie.
W tej śmiertelnej obawie, jaka mną porusza,
Hańbiącej bezczynności nie ścierpi ma dusza.
Od pół roku rodzica z mych oczu straciwszy,
O los jego niepokój muszę czuć najżywszy,
Nieświadom, ni gdzie bawi, ni jakie koleje...
TERAMENES:
Gdzież jeszcze, panie, znaleźć go żywisz nadzieję?
Już, aby uspokoić twych obaw zawiązki,
Zbiegłem dwa morza, które Korynt dzieli wąski,
Pytałem o Tezeja ludów, co są blisko
Acheronu, gdy w piekłach gubi swe łożysko,
Zbiegiem próżno Elidę, Tenarę, by potem
Dotrzeć do mórz, rozgłośnych Ikarowym lotem.
Jakimż nowym wysiłkiem, w jakiej szczęsnej ziemi,
Mniemasz, iż zdołasz zgonić go kroki chyżemi?
Kto wie, panie, król, rodzic twój wielki, azali
Pragnie, abyśmy jego ukrycie poznali?
Może, gdy my tu drżymy wraz o jego głowę,
On, spokojny, miłostki kryjąc jakieś nowe,
Przy boku lubej, która, bądź wcześniej, bądź później...
HIPOLIT:
Wstrzymaj się i Tezeja imieniu nie bluźnij!
Wszak on, z bujnej młodości pokus uleczony,
Dziś przeciw tym zaporom nie jest bez obrony
I Fedra, w trwałych uczuć okuwszy go pęta,
Oddawna już rywalki szczęsnej nie pamięta.
Słowem, mą powinnością jest spieszyć w tę drogę,
Rzucając miejsca, w których dłużej żyć nie mogę.
TERAMENES:
I odkądże to, panie, przykrem ci się stało
Lube miejsce, gdzie młodość swą spędziłeś całą
I w którem przekładałeś spokojne wywczasy
Ponad świetności Aten, nad dworskie hałasy?
I czemuż ci ta ziemia dzisiaj tak niemiłą?
HIPOLIT:
Te czasy już przepadły. Wszystko się zmieniło,
Odkąd na te wybrzeża bogi nam zesłały
Potomkinię Minosa oraz Pazifay.
TERAMENES:
Rozumiem, znam niedolę, co serce ci toczy:
Fedry drażni cię bliskość i rani twe oczy.
Ta złowroga macocha zaledwo was, panie,
Ujrzała, wnet twym losem stało się wygnanie.
Lecz nienawiść jej dawna ku twojej osobie
Wygasła, albo znacznie ostygła w tej dobie.
A zresztą, w czemże dzisiaj zagrażać ci zdoła
Kobieta bliska śmierci, której sama woła?
Dotknięta jakimś bólem, co zjada ją skrycie,
Zmierżona sama sobą i własne klnąc życie,
Czyż knuć jakoweś plany przeciwko wam może?
HIPOLIT:
Nie o jej też nienawiść daremną się trwożę,
Kto inny spokojności mej stał się przeszkodą:
Uchodzę, wyznam oto, przed Arycją młodą,
Odroślą krwi nieszczęsnej, od wieka nam wrogiej.
TERAMENES:
Co? I ty, panie, wyrok jej niesiesz tak srogi?
Okrutnych Pallantydów siostrzyca ta miła
Czyż kiedykolwiek zbrodnie swych braci dzieliła?
Zacóż nienawiść ścigać ma piękność tak przednią?
HIPOLIT:
Gdybym jej nienawidził, nie kryłbym się przed nią.
TERAMENES:
Panie, wolnoż mi szukać słowa tej zagadki?
Czyżby to miał już nie być Hipolit, ów rzadki
Bohater, w swej hardości głuchy na rozkazy
Mocy, której Tezeusz uległ tyle razy?
Czyżby Wenus, niezdolna na wzgardę swą patrzeć,
Chciała błędy Tezeja twą słabością zatrzeć
I, narówni z innymi pojmawszy cię w sidła,
Zmusiła, abyś winne jej palił kadzidła?
Czyliżbyś kochał, panie?
HIPOLIT:
Coś rzec się ośmielił?
Ty, coś od lat najmłodszych myśl mą każdą dzielił,
Ty możesz żądać, abym zaparł się niegodnie
Uczuć serca, co słabość ma sobie za zbrodnię?
Niedość, że Amazonka matka z swojem mlekiem
Wszczepiła mi tę dumę, rosnącą wraz z wiekiem,
Ja sam, w młodzieńcze lata wstąpiwszy dojrzałe,
W świadomości tych uczuć zwykłem czerpać chwałę.
Ty, opiekun, przyjaciel wierny od lat dawnych,
Prawiłeś mi o ojca mego dziełach sławnych -
Wiesz, jak ma dusza, tkliwa na czucia szlachetne,
Rozpalała się, chłonąc czyny jego świetne,
Słysząc, jak ów bohater mocą dłoni swojej
Po stracie Heraklesa żal śmiertelnych koi,
Jak poskramia potwory i złoczyńców kara,
Prokusta, Cercyjona, Skirona, Sinara,
Jak kości Epidaura olbrzyma w proch miota
I Minotaura zbawia sprosnego żywota.
Lecz znów, gdyś mi wyliczał mniej chlubne zapały,
Jak w stu miejscach obnosi swój płomień niestały,
Jak za Heleny grabież pomsty woła Sparta,
Jak płacze Peribea, z czci przezeń odarta,
I tyle innych, których i imion nie pomnę,
Nazbyt ufnych w przysięgi jego wiarołomne:
Arjadna, żal swój zimnym zwierzająca skałom,
Fedra, porwana przezeń z większą nieco chwałą -
Wiesz, jak, słuchając, żalu pełen i boleści,
Nagliłem nieraz, abyś skrócił swe powieści,
Szczęsny, gdybym w pamięci zdołał czyny owe
Zatrzeć, tak chlubnych dziejów niegodną połowę!
I jaż miałbym znów z siebie dziś dawać igrzysko?
Mnież mieliby bogowie pogrążyć tak nisko?
W mych nikczemnych wzdychaniach wzgardy tem godniejszy,
Że Tezeusza słabość dzieł jego nie zmniejszy,
Z mej zaś ręki dotychczas żadna bestja krwawa,
Poległszy, do wywczasów nie dała mi prawa!
Gdyby nawet ma duma ulec miała klęsce,
Godziż mi się Arycję przyjąć za zwycięzcę?
Czyż mogłyby zapomnieć me zbłąkane zmysły
O strasznych groźbach, jakie nad nami zawisły?
Ojciec jej nienawidzi, niezłomną ustawą
Odjął jej macierzyństwa przyrodzone prawo -
Lęka się snać odrośli tej rasy zbrodniczej -
Wraz z nią ród cały pogrześć w niepamięci życzy
I, do zgonu trzymając ją w ciasnej niewoli,
Nigdy hymenu ogniów wzniecić nie pozwoli.
Miałżebym przeciw ojcu przy jej boku stawać?
Niebacznego zuchwalstwa miałbym przykład dawać?
I szalonej miłości nieopatrzna siła...
TERAMENES:
Ach, panie, jeśli twoja godzina wybiła,
Darmobyś w zimnych racjach znaleźć chciał ostoję!
Tezeusz, pragnąc przymknąć, otwarł oczy twoje
I zakaz jego, płomień twój drażniąc młodzieńczy,
Przedmiot gniewu w twych oczach nowym czarem wieńczy.
I czemuż się tak lękać niewinnej miłości?
Czyż w twem sercu jej słodycz nigdy nie zagości?
Wiecznież pragniesz swym dzikim skrupułem się rządzić?
Krocząc w ślad Herkulesa, czyż można pobłądzić?
Któż w obliczu Wenery został nieugięty?
Ty sam gdzieżbyś był, panie, ty, wróg jej zawzięty,
Gdyby dumna Antjopa wzbraniała się zawsze
Tezejowi swe czucia objawić łaskawsze?
Pocóż się tak nieść górnie, młody przyjacielu?
Przyznaj, wszystko się zmienia... I od dni niewielu
Mniej często widać ciebie, jak, dumny i śmiały,
Wzdłuż wybrzeża powozisz swój rydwan wspaniały,
Albo, w Neptuna sztuce zarówno uczony,
Wędzidłem pęd rumaka miarkujesz szalony;
Mniej często krzyków naszych gwar potrząsa knieją;
Twe oczy jakimś blaskiem tajemnym goreją!
Ty kochasz, płoniesz cały - tak, panie, to jasne:
Ty cierpisz, sam przed sobą czucia kłamiąc własne.
Czy Arycji tak słodkie uwiodły cię lica?
HIPOLIT:
Teramenie, odjeżdżam, by szukać rodzica.
TERAMENES:
Czy nie pożegnasz Fedry, nim ruszysz stąd, panie?
HIPOLIT:
Mam ten zamiar. Spiesz, poproś ją o posłuchanie!
Tak każe mi powinność. Lecz oto Enona
Spieszy tu, jakby nowem nieszczęściem rażona.
PH?DRE,
TRAGÉDIE. - 1677.
PRÉFACE.
Voici encore une tragédie dont le sujet est pris d'Euripide. Quoique j'aie suivi une route un peu différente de celle de cet auteur pour la conduite de l'action, je n'ai pas laissé d'enrichir ma pi?ce de tout ce qui m'a paru le plus éclatant dans la sienne. Quand je ne lui devrais que la seule idée du caract?re de Ph?dre, je pourrais dire que je lui dois ce que j'ai peut-?tre mis de plus raisonnable sur le théâtre. Je ne suis point étonné que ce caract?re ait eu un succ?s si heureux du temps d'Euripide, et qu'il ait encore si bien réussi dans notre si?cle, puisqu'il a toutes les qualités qu'Aristote demande dans le héros de la tragédie, et qui sont propres a exciter la compassion et la terreur. En effet, Ph?dre n'est ni tout a fait coupable, ni tout a fait innocente : elle est engagée, par sa destinée et par la col?re des dieux, dans une passion illégitime dont elle a horreur toute la premi?re : elle fait tous ses efforts pour la surmonter : elle aime mieux se laisser mourir que de la déclarer a personne ; et lorsqu'elle est forcée de la découvrir, elle en parle avec une confusion qui fait bien voir que son crime est plutôt une punition des dieux qu'un mouvement de sa volonté.
J'ai m?me pris soin de la rendre un peu moins odieuse qu'elle n'est dans les tragédies des Anciens, o? elle se résout d'elle-m?me a accuser Hippolyte. J'ai cru que la calomnie avait quelque chose de trop bas et de trop noir pour la mettre dans la bouche d'une princesse qui a d'ailleurs des sentiments si nobles et si vertueux. Cette bassesse m'a paru plus convenable a une nourrice, qui pouvait avoir des inclinations plus serviles, et qui néanmoins n'entreprend cette fausse accusation que pour sauver la vie et l'honneur de sa maîtresse. Ph?dre n'y donne les mains que parce qu'elle est dans une agitation d'esprit qui la met hors d'elle-m?me ; et elle vient un moment apr?s dans le dessein de justifier l'innocence, et de déclarer la vérité.
Hippolyte est accusé, dans Euripide et dans Sén?que, d'avoir en effet violé sa belle-m?re : vim corpus tulit. [Act. III, sc ii.]. Mais il n'est ici accusé que d'en avoir eu le dessein. J'ai voulu épargner a Thésée une confusion qui l'aurait pu rendre moins agréable aux spectateurs.
Pour ce qui est du personnage d'Hippolyte, j'avais remarqué dans les Anciens qu'on reprochait a Euripide de l'avoir représenté comme un philosophe exempt de toute imperfection : ce qui faisait que la mort de ce jeune prince causait beaucoup plus d'indignation que de pitié. J'ai cru lui devoir donner quelque faiblesse qui le rendrait un peu coupable envers son p?re, sans pourtant lui rien ôter de cette grandeur d'âme avec laquelle il épargne l'honneur de Ph?dre, et se laisse opprimer sans l'accuser. J'appelle faiblesse la passion qu'il ressent malgré lui pour Aricie, qui est la fille et la s?ur des ennemis mortels de son p?re.
Cette Aricie n'est point un personnage de mon invention. Virgile dit qu'Hippolyte l'épousa, et en eut un fils, apr?s qu'Esculape l'eut ressuscité [?neid. lib VII]. Et j'ai lu encore dans quelques auteurs qu'Hippolyte avait épousé et emmené en Italie une jeune Athénienne de grande naissance, qui s'appelait Aricie, et qui avait donné son nom a une petite ville d'Italie.
Je rapporte ces autorités, parce que je me suis tr?s scrupuleusement attaché a suivre la fable. J'ai m?me suivi l'histoire de Thésée, telle qu'elle est dans Plutarque.
C'est dans cet historien que j'ai trouvé que ce qui avait donné occasion de croire que Thésée f?t descendu dans les enfers pour enlever Proserpine, était un voyage que ce prince avait fait en Épire vers la source de l'Achéron, chez un roi dont Pirithoüs voulait enlever la femme, et qui arr?ta Thésée prisonnier, apr?s avoir fait mourir Pirithoüs. Ainsi j'ai tâché de conserver la vraisemblance de l'histoire, sans rien perdre des ornements de la fable, qui fournit extr?mement a la poésie ; et le bruit de la mort de Thésée, fondé sur ce voyage fabuleux, donne lieu a Ph?dre de faire une déclaration d'amour qui devient une des principales causes de son malheur, et qu'elle n'aurait jamais osé faire tant qu'elle aurait cru que son mari était vivant.
Au reste, je n'ose encore assurer que cette pi?ce soit en effet la meilleure de mes tragédies. Je laisse aux lecteurs et au temps a décider de son véritable prix. Ce que je puis assurer, c'est que je n'en ai point fait o? la vertu soit plus mise en jour que dans celle-ci ; les moindres fautes y sont sév?rement punies : la seule pensée du crime y est regardée avec autant d'horreur que le crime m?me ; les faiblesses de l'amour y passent pour de vraies faiblesses : les passions n'y sont présentées aux yeux que pour montrer tout le désordre dont elles sont cause ; et le vice y est peint partout avec des couleurs qui en font connaître et ha?r la difformité. C'est la proprement le but que tout homme qui travaille pour le public doit se proposer ; et c'est ce que les premiers po?tes tragiques avaient en vue sur toute chose. Leur théâtre était une école o? la vertu n'était pas moins bien enseignée que dans les écoles des philosophes. Aussi Aristote a bien voulu donner des r?gles du po?me dramatique ; et Socrate, le plus sage des philosophes, ne dédaignait pas de mettre la main aux tragédies d'Euripide. Il serait a souhaiter que nos ouvrages fussent aussi solides et aussi pleins d'utiles instructions que ceux de ces po?tes. Ce serait peut-?tre un moyen de réconcilier la tragédie avec quantité de personnes cél?bres par leur piété et par leur doctrine, qui l'ont condamnée dans ces derniers temps et qui en jugeraient sans doute plus favorablement, si les auteurs songeaient autant a instruire leurs spectateurs qu'a les divertir, et s'ils suivaient en cela la véritable intention de la tragédie.
SCENA III.
FEDRA, ENONA.
FEDRA:
Nie, nie pójdę już dalej, przystańmy, Enono!
Omdlewam, dziwna niemoc uciska me łono,
Oczy me razi jasność, dawno niewidziana,
I drżące się pode mną zginają kolana.
Och! Och! (siada)
ENONA:
Bogi, wejrzyjcie na biedną królowę!
FEDRA:
Jakże mi te klejnoty uciskają głowę!
Jakaż natrętna ręka, podchodząc mą wolę,
Włosy mi w puklów tysiąc zaplotła na czole?
Wszystko mnie drażni, wszystko w męczarnię się zmienia.
ENONA:
Jak sprzeczne nieraz twoje bywają życzenia!
Ty sama wszak, zamysły odmieniając swoje,
Kazałaś się przyoblec w najbogatsze stroje.
Ty sama chciałaś dzisiaj, pomna dawnej chwały,
W całym blasku powitać słońca krąg wspaniały.
Widzisz go oto, pani, i znów kryć się żądasz,
Zmierżona światłem, które niecisz i oglądasz?
FEDRA:
O ty, ojcze nieszczęsnych pokoleń prześwietny,
Ty, z którego mać moja ród wiedzie szlachetny,
Co może za mnie biedną płonisz się tam, w niebie,
O słońce, raz ostatni dziś oglądam ciebie!
ENONA:
Jakto, jeszcze mi trzeba z ust twych słyszeć o tem,
Wiecznie patrzeć na ciebie, jak, gardząc żywotem,
Śmierci przedwczesnej wzywasz w zgubnem omamieniu!
FEDRA:
Ach, gdybyż można teraz w drzew odpocząć cieniu!
Ach, kiedyż danem będzie znów mojemu oku
Biec za rydwanem, widnym w kurzawy obłoku?
ENONA:
Jakto, pani?
FEDRA:
Szalona! Gdzie jestem? Com rzekła?
Gdzieżem ja mem pragnieniem i myślą uciekła?
Rozum mi snać odjęty mściwą bogów dłonią.
Enono, lica moje od wstydu się płonią:
Me hańbiące cierpienia zdradzam ci zbyt jawnie
I oczy wbrew mej woli w łzach toną ustawnie.
ENONA:
Ach, rumienić się raczej trzeba ci za owo
Milczenie, co twe rany wciąż jątrzy na nowo!
Czyż zmiękczyć cię, ubłagać niema już sposobu?
Chcesz li więc bez litości wpędzić się do grobu?
Jakiż szał na dni swoje targnąć ci się każe?
Jakież jady cię struły, jakie czary wraże?
Cień po trzykroć już niebo skrył w ciemnem pomroczu
Od czasu, jak sen twoich nie przesłonił oczu,
I blask już po raz trzeci powraca nam ninie
Od czasu, jak twe ciało bez pokarmu ginie.
Jakież straszne zamiary w sercu swojem ważysz?
Jakiem prawem na dni swe targnąć się odważysz?
Znieważasz bogi wielkie, co życie ci dały,
Zdradzasz małżonka, z którym śluby cię związały,
Zdradzasz wreszcie dziateczki swoje nieszczęśliwe,
Które śmierć twoja wtrąci pod jarzmo zelżywe.
Pomyśl, że dzień żałosny, co zbawi je matki,
Ten dzień obcej krwi wróci nadziei zadatki:
Wrogowi, co ku tobie nienawiścią płonie,
Synowi, w Amazonki poczętemu łonie -
Hipolitowi...
FEDRA:
Bogi!
ENONA:
Wreszciem ci dopiekła!
FEDRA:
Nieszczęsna, coś za imię w tej chwili wyrzekła!
ENONA:
Dobrze! Niech buchną gniewu twojego płomienie -
Radam, że cię to imię przyprawia o drżenie.
Żyj więc, niechaj ci miłość i powinność świeci!
Żyj, nie ścierp, by Scytyjki syn, twe własne dzieci
Przygniatając brzemieniem niedoli złowrogiej,
Gnębił pierwszą krew Grecji, poczętą przez bogi!
Lecz nie zwlekaj, wszak każda chwila dla cię zgonem:
Myśl co rychlej o zdrowiu, zbyt już nadwątlonem,
Póki jeszcze sił twoich, niknących nam co dnia,
Da się nawpół przygasła rozniecić pochodnia.
FEDRA:
Zbyt długo ciągnę żywot, występkiem zatruty.
ENONA:
Jakto, czyżby ścigały cię jakie wyrzuty?
Jakaż zbrodnia początek dała twej udręce?
Czyżby się krwią niewinną splamiły twe ręce?
FEDRA:
Nie, dzięki niebu, ręce me nie są skażone...
Ach, gdybyż serce było niewinnem, jak one!
ENONA:
I jakiż czarny zamiar w niem hodujesz oto,
Iż serce twe tak straszną kaja się zgryzotą?
FEDRA:
Dosyć już powiedziałam, więcej wstyd mi wzbrania -
Umieram, aby tego uniknąć wyznania.
ENONA:
Umieraj więc i sekret swój unieś na wieki,
Lecz inna ci, nie moja, dłoń zamknie powieki
I, jak bądź rychło kraj ten chcesz okryć żałobą,
Dusza ma w śmierci bramy podąży przed tobą!
Sto dróg, zawżdy otwartych, wiedzie w zmarłych leże,
A moja słuszna boleść najkrótszą obierze.
Okrutna! Kiedyż wiary twojej nadużyłam?
Nie pomnisz, że na rękach cię własnych nosiłam?
Dla ciebiem wszak rzuciła kraj mój, dzieci moje -
Takąż gorzką nagrodą dziś za to się poję?
FEDRA:
I dokąd zmierza twoje uparte zachcenie?
Zadrżysz od grozy, skoro przerwę me milczenie!
ENONA:
I cóż rzec zdołasz, coby straszliwszem mi było
Od grozy, iż w mych oczach stajesz nad mogiłą?
FEDRA:
Choć wszystko poznasz, dola nie czeka mnie inna:
Umrę tak samo, jeno umrę bardziej winna.
ENONA: Pani, na łzy me gorzkie zaklinam cię czule,
Na twe kolana wątłe, które oto tulę,
Rozjaśń te mroki, w których mój umysł się grzebie!
FEDRA:
Żądasz tego - wstań zatem!
ENONA:
Mów, mów, słucham ciebie!
FEDRA:
Nieba! Co ja mam wyrzec! Co się dzieje ze mną!
ENONA:
Nie znieważaj mnie dłużej obawą daremną!
FEDRA:
O wy, gniewu Wenery straszliwe zadatki!
Czemże się stała miłość dla mej biednej matki?
ENONA:
Oddaj, pani, te myśli, niech owo wspomnienie
Na wiek wieków pokryje żałobne milczenie!
FEDRA:
Arjadno, siostro, jakiemż szaleństwem trawiona,
Zginęłaś, na pustkowiu kędyś porzucona!
ENONA: Co czynisz, pani? Jakaż śmiertelna katusza
Przeciw całej krwi własnej serce twe porusza?
FEDRA:
Wenus tak każe, abym z tej krwi nazbyt hardej
Zginęła dziś ostatnia, najgodniejsza wzgardy.
ENONA:
Ty kochasz?
FEDRA:
Bez pamięci, aż do obłąkania.
ENONA:
Kogóż?
FEDRA:
Głos tej ohydy wymówić się wzbrania.
Kocham... Serce na imię to mdleć już poczyna...
Kocham...
ENONA:
Kogo?
FEDRA:
Znasz wszakże Amazonki syna,
Księcia, com go tak długo gniewem swym ścigała?
ENONA:
Hipolit! Wielkie nieba!
FEDRA:
Samaś go nazwała!
ENONA:
Bogowie! Krew się ścina od wieści straszliwej!
O rozpaczy! O hańbo! Rodzie nieszczęśliwy!
O złowroga podroży! Och, czemuż nie minął
Tych zdradnych brzegów okręt, nim ku nim zawinął!
FEDRA:
Przekleństwo dawniej sięga. Ledwie z szczęściem w sercu
Z Tezeuszem na ślubnym stanęłam kobiercu
I spieszyłam, stęskniona za domowym progiem,
Do Aten - tam spotkałam się z mym pysznym wrogiem.
Ujrzałam go: me lico spłonęło, pobladło,
Dziwne zmięszanie jakieś na duszę mi padło,
Oczy przestały widzieć, dech zamarł mi w łonie,
Uczułam, iż me ciało drży całe i płonie -
Poznałam moc Wenery, we mnie rozpętaną,
Krwi, którą ona ściga, nieuchronne wiano!
Próbowałam przebłagać ją modły kornemi,
Wznosiłam jej świątynie po całej mej ziemi...
Próżno miota się serce, raz ujęte w sidła,
Próżnom niosła ofiary, paliłam kadzidła:
Gdy usta me wzywały imienia bogini,
Wielbiłam Hipolita i w tejże świątyni,
Na tych ołtarzy, które okadzałam, progu
Memu nienazwanemu jam święciła bogu...
Unikałam go wszędzie. Ha! Srom płoni lica:
Oczy me dostrzegały go w kształtach rodzica!
Wreszcie me ognie przeciw sobie się zwróciły,
Aby go prześladować, znalazłam dość siły.
By oddalić od siebie przedmiot nazbyt drogi,
Udawałam nienawiść macochy złowrogiej:
Zażądałam wygnania, a próśb mych wytrwałość
Zwyciężyła i prawo, i ojcowską żałość.
Odetchnęłam, Enono: od owej godziny
Dni moje, spokojniejsze, płynęły bez winy
I, posłusznej małżonki pomna obowiązku,
Hodowałam owoce przeklętego związku.
Nieszczęsne przeznaczenie! Daremna obrona!
Do Trezeny przez męża oto przywiedziona,
Wroga spokoju mego musiałam tam zoczyć,
I rana, nazbyt świeża, znów poczęła broczyć.
To już nie krwi, krążącej w mych żyłach, pożary,
To Wenus sama wpiła się w gardziel ofiary!
Dla mej zbrodni odrazą bez granic przejęta,
Wraz z nią znienawidziłam życia mego pęta!
Pragnęłam umrzeć, w śmierci szukając sposobu,
By hańbę moją złożyć ze mną wraz do grobu;
Zwyciężyły mnie wreszcie łzy i prośby twoje:
Wyznałam tobie wszystko... O nic już nie stoję,
Bylebyś, śmierci bliską szanując godzinę,
Oszczędziła wyrzutów próżnych za mą winę
I byle twe starania nie budziły we mnie
Życia, które podtrzymać silisz się daremnie.